Dimanche 21 Octobre 2018
UN COCKTAIL MORTEL
Entre nous ... Le coin des Amis
WILLIAM BLAKE
Publiée par Carrion Francis le 08/08/2013 à 17:20
 
 JE SUIS DEBOUT AU BORD DE LA PLAGE
 
(William Blake - 1757, 1827)
 
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
 
Quelqu’un à côté de moi dit : «Il est parti».
Parti vers où, parti de mon regard, c’est tout.
Son mât est toujours aussi haut, sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
 
Et juste au moment où quelqu’un auprès de moi dit : « Il est parti »,
Il y en a d’autres qui, le voyant pointer à l’horizon et venir vers eux, s’exclament avec joie :
« Le voilà »
 
 C’est ça la mort.
 


 
 
 
HENRY SCOTT-HOLLAND
Publiée par Carrion Francis le 08/08/2013 à 11:51
L'amour ne disparaît jamais !

La mort n'est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à côté.

Je suis moi, tu es toi.
Ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours.

Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné.
Parle-moi comme tu l'as toujours fait.
N'emploie pas un ton différent.

Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.

Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.

Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée, simplement parce que je suis hors de ta vue ?

Je t'attends, je ne suis pas loin, juste de l'autre coté du chemin.
Tu vois, tout est bien.

Henry Scott-Holland
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28 JUILLET 2011
Publiée par Carrion Francis le 08/08/2013 à 11:47
28 JUILLET 2011  Hommage rendu à Anne Lise et Frédéric en présence des 600 personnes présentes aux obsèques
 
Mon petit Frédéric, mon Fils, mon enfant,
Ma petite Anne lise, ma belle ma très belle fille,
 
Notre cœur saigne aujourd’hui comme vous ne pouvez pas imaginer…
 
Depuis ce maudit Dimanche 24 juillet 2011 à 6 heures du matin, votre chemin s’est arrêté et notre vie a basculé.
 
Nous voilà démunis, privés de vous et anéantis.
Nous allons devoir réapprendre à sourire à la vie mais sans vous, sans votre joie de vivre communicative.
 
Nous avions en commun, l’amour du spectacle, la passion de la musique et l’ivresse de la scène.
Aujourd’hui il n’en reste rien, car une autre page se tourne et nous savons déjà que vous manquerez éternellement à nos jours.
 
Pourtant, un autre matin se lève et nous avons l’obligation de nous tenir debout, pour pouvoir accompagner, assister, élever votre petite « crevette » surnom que Frédéric se plaisait à prononcer.
 
Vous lui avez donné un amour immense, et une éducation sans faille.
Nous tacherons, demain, de respecter et de poursuivre votre démarche pour que son chemin de vie lui soit paisible, serein et lumineux.
 
Elle est désormais le seul lien qui nous unis à vous et qui  rassemble les familles.
Nous vous faisons la promesse de ne jamais oublier cet engagement et de guider ses pas vers le futur.
 
Deux grands pères, deux grands-mères, trois arrières grands mères, deux arrières grands pères, une famille et quelques autres dizaines d’amis, elle n’est pas et ne sera jamais seule ni trop loin de nous.
 
Anne Lise, Frédéric, je voudrais, sincèrement, remercier tous vos amis, qui font preuve d’une indéfectible fraternité, celle qui règne entre vous depuis de nombreuses années.
 
Ce que vous appeliez le local était le point de ralliement dont Frédéric était le pilier.
 
La vie fut malheureusement et injustement trop courte pour vous comme pour celle de Nicolas à qui nous avons rendu un dernier hommage hier dans l’enceinte du cimetière de Cadenet.
Bien sûr nos pensées vont également à Camille toujours hospitalisée et dont le pronostic vital  semble être toujours engagé.
 
Anne Lise, Frédéric vous nous manquez follement depuis Dimanche, et si par le passé,  vous étiez deux rayons de soleil, vous demeurerez désormais deux étoiles dans le ciel.
 
Alors, dans la douceur d’une nuit d’été ou la froideur d’un ciel d’hiver, brillez les enfants, brillez de mille feux pour qu’au firmament nous puissions profiter de votre rayonnement et votre lumière.
 
Quand nos nuits seront trop sombres, quand nos voix seront trop tristes, quand aux joues nos larmes glisseront, brillez, brillez encore dans les cieux ou dans nos cœurs en nous rappelant qu’une enfant miraculée attend de nous une épaule solide, une caresse aimante, une main tendue, pour explorer tous les jours un peu plus, les sentiers de la vie.
                                                                          
Francis Carrion 
 
 
 
 
 
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